ETERNEL STORY OF TWILIGHT

ETERNEL STORY OF TWILIGHT



"alors pour ceux et celles qui viennent laisser le plus souvent le même genre de commentaire sur ce premier article je tiens à préciser une bonne fois pour toute, que cette fic ETERNEL n'est PAS la vraie histoire de SM
je l'ai écrite avec mon imagination ( en m'inspirant d'elle) suite au tome 3 "




résumé :


Bella et Edward sont fiancés, ils ont l'un et l'autre des promesses à tenir. Bella va enfin obtenir ce qu'elle toujours voulu mais à quel prix ? Et si En tant que vampire elle réagissait différement ? Si elle n'était pas comme les autres ?



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PAR ICI LE LIEN POUR LA NOUVELLE HISTOIRE

en ce moment en construction, mais blog et résumé disponible ( pour les impatients ^^)

POV d'Edward, l'histoire reprend tout depuis le début d'une manière différente, c'est aussi une fanfic donc pas la véritable histoire....


[ The-Lamb-Is-Dying ]



# Posté le dimanche 20 juillet 2008 14:59

Modifié le jeudi 05 février 2009 17:22

CHAPITRE 1

CHAPITRE  1
PS : désolée pour les fautes de frappe



.+*+.+*+..+*+.

Chapitre 1 : l'annonce

Je pris une grand bouffée d'inspiration, comme si une fois à l'intérieur cette occasion ne me serait plus présentée. On venait d'arriver devant la maison de Charlie, il ne se doutait pas de ce qui l'attendait. Oh non.

Rien qu'imaginant les mots que j'allais sortir devant lui, et devinant sa réaction face à cette...chose, je frémis, d'abord de peur, puis d'angoisse. Etais-je vraiment obligée d'en arriver là ?

- Bella... me murmura la voix si douce et mélodieuse d'Edward.

Il m'arracha à mes songes. Il attendait patiemment, que je relève les yeux, et que je lui dise que j'étais prête, et malheureusement les mots ne me vinrent pas, je me contentai de hocher la tête.

Il ouvrit alors la portière, descendit et fit le tour de la Volvo, je fis de même avant de m'empresser de glisser ma main dans la sienne, serrant si fort que j'avais peur de ne plus la sentir tant elle était froide. Mais peu m'importait, il était là, j'avais besoin de lui.

Lorsque nous rentrâmes dans la maison, Charlie m'attendait, ou du moins il avait hâte que je revienne puisqu'il se précipitait déjà dans la cuisine pour m'accueillir, mais son sourire trembla légèrement lorsqu'il aperçu Edward avec moi. Ses pensées envers lui avaient quelque peu changées, depuis l'accident de « moto » de Jacob. Il l'avait trouvé particulièrement gentil, et attentif, et il s'était enfin résigné à ne pas l'aimer, du moins ne serait-ce qu'un peu.

- Bonsoir Edward, dit-il d'un signe de tête amical, salut ma chérie.

Il s'avança vers moi m'embrassa sur le front et alla se servir un verre d'eau, tandis que moi, pendant ce temps, je cherchais à en pas trembler, espérant trouver les mots pour lui dire ce qui allait se passer d'ici quelques jours.

Edward me fit un sourire bienveillant, ce qui me rassura un peu, puis je m'installai à la table à coté de lui attendant que mon père ait prit son verre.

- Ton amie Angela a appelé, dit-il enfin, elle voulait de tes nouvelles, elle a l'air gentille cette petite...

- Oui, très, affirmai-je.

- Tu devrais la revoir pendant les vacances, suggéra mon père.

- Oui, je vais la rappeler...

Sentant enfin que ma voix me trahissait, il se retourna et me regarda soucieux.

- Ca ne va pas Bella ?

- Hm. Si.

- Tu es... pâle.

Il fronça les sourcils, et Edward me ramena une fois de plus à la réalité passant une main réconfortante dans mon dos. Il était temps de lui dire.

Je pris alors une grande bouffée d'air et relevai les yeux vers Charlie qui attendait incrédule.

- Papa... soufflai-je inquiète, il faut que... que je te dise quelque chose...

- Tout ce que tu veux Chérie. C'est grave ? Tu n'as vraiment pas l'air bien.

- Non, non rien de grave, le rassurai-je jouant avec la bague qui se trouvait sur mon doigt.

Je sentis le souffle serein de mon amoureux.

- Euh... tu veux bien t'asseoir ? Demandai-je.

- Oui.

Et il s'exécuta, prenant place en face de moi, pâlissant au fur et à mesure qu'il échangeait des regards avec Edward et moi.

- Oh non, souffla t-il soudain livide. Tu es enceinte !

Cette remarque me força à relever des yeux surpris, je ne m'attendais pas à cette réaction, mais Edward lui sourit et ne pu s'empêcher d'éclater de rire.

- Non ! Rétorquai-je hallucinée, papa enfin rappelle-toi ce que je t'ai dit l'autre jour !

- Ah tu m'as fait peur... chérie je...

- Papa. Le coupai-je. Je... Edward et moi... nous...euh... (Allez dis-le) nous... nous allons nous marier. (Mon c½ur explosa).

Le silence qui suivit était plus que pesant, et j'aurai donné n'importe quoi en cet instant, pour me jeter par la fenêtre afin d'éviter le regard de mon père. Ou plutôt les yeux qu'il n'arrivait plus à bouger. Je sentis la main d'Edward qui serrait plus fort la mienne, ma respiration semblait me trahir, car même si j'essayai d'être forte face à Charlie, il aurait pu me dire n'importe quoi que je lui aurai obéi, mais sa réaction, aussi surprenante soit-elle me désempara.

Son expression, de fantôme livide, comme s'il s'évaporait dans les airs, ses yeux écarquillés qui ne cillaient pas sa bouche qui tremblait laissèrent place peu à peu à.... Un sourire.

- Tu vas te marier ? Répéta t-il comme pour en être sûr.

- Euh...oui.

Il dévisagea Edward, puis moi, et son sourire s'agrandit encore, j'en eu peur.

- Ca alors !

Il soupira profondément comme rassuré, se calant plus confortablement dans son siège, j'étais encore plus ahurie.

- Je n'aurai jamais cru ça de toi Bella...

Voyant que mon sang abandonnait ma tête, il éclata de rire.

- Respire chérie, dit-il pouffant de rire.

- Je... je... papa tu n'es pas fâché ? Balbutiai-je m'attendant encore à ce que le ciel me tombe sur la tête.

- Bien sûr que non ! S'exclama t-il.

J'attendais. Je ne pouvais plus réagir.

- Bella, reprit-il plus sérieusement. Tu n'es plus une enfant, je le sais. Je sais que tu deviens adulte, et j'estime que désormais tu es responsable de tes choix quoi qu'ils fussent. Je t'appuierai, quoi que tu décides, parce que je t'aime... malgré le fait, qu'un mariage à ton âge me paraisse jeune, si tu es prête, si tu le sens comme ça alors j'approuve. De plus, (Il jeta un regard en coin à Edward qui ne bronchait toujours pas), ce garçon est... bien pour toi. Je le vois dans ses yeux, il t'aime et c'est ce qu'il y a de plus important. Si tu es certaine que c'est l'homme de ta vie alors, épouse-le. Tu sais je n'ai pas eu cette chance avec ta mère, ni elle ni moi. Nous sommes allés trop vites, ça aurait pu mieux se passer, mais au fond je ne regrette pas non plus puisque tu es là.

J'en avais les larmes aux yeux, je tremblais deux fois plus si bien que mes mots sortirent dans une langue presque étrangère.

- Jesidésalée... soufflait-je.

- Bella...

Je me levai de ma chaise pour aller me serrer contre mon père, les larmes sortirent toutes seules bien qu'elles n'étaient pas aussi importantes que pour Jacob.

- Merci, repris-je, enfin me redressant. Merci papa, je...oui. Si tu savais comme Edward est... toute ma vie (Et c'était peu de le dire). Tu seras content, et puis tu sais t'es mon invité d'honneur !

Mon père une fois de plus fut surpris avant d'éclater de rire, Edward parut se détendre.

- Bella tu m'étonnes de jour en jour, je croyais que tu détestais tout ce qui est festif...

- Je n'ai pas eu le choix, me justifiai-je, en essuyant le coin de mon ½il, tu connais Alice...

- Ah oui je vois... elle te prépare encore quelque chose ?

- La totale ! On dirait le mariage du roi d'Angleterre.

- Au moins tu en garderas un très bon souvenir, fit-il plus sérieux, on ne se marie qu'une fois...

Mon père rigola encore pensif, puis tout en passant une main chaleureuse dans mon dos, il se tourna vers Edward et hocha la tête.

- Félicitations, lui dit-il sincèrement.

- Merci Charlie.

- Je comte sur toi pour te comporter en époux aimant, et convenable !

- Bien entendu.

- Et en mon absence, prends soin d'elle comme si ta vie en dépendait.

Je senti Edward bouger un peu à ces mots.

- Plus que tout, dit-il.

Mon père soupira de soulagement, moi aussi, et il se leva.

- Ce qui va me faire rire, dit-il, ce sera ta mère...

- Ah oui... marmonnai-je soudain revenue à la réalité.

- Contrairement à moi, elle aura peut-être un peu plus de mal à réagir, tu connais ta mère...

- Oui et c'est bien ce qui me fait peur...

- Tu veux que je lui dise d'abord ?

- S'il te plaît... suppliai-je, appelle-la demain, et ensuite je l'appellerai.

- Très bien.

Je me dirigeai alors vers mon amoureux qui s'était levé aussi, et qui me prit par la taille avant de déposer un baiser sur mon front.

- Edward peut rester plus tard ce soir ? Demandai-je les yeux mignons.

- Tu es fiancé est-ce que j'ai vraiment mon mot à dire ? S'esclaffa t-il.

Je rigolai et me serra d'avantage contre Edward.

- On va recevoir des invitations au moins ? Demanda mon père qui se dirigeait vers le salon prêt à aller regarder le match.

- Bien sûr que oui, m'étonnai-je, t'inquiètes pas tu vas pas la louper, Alice s'en est chargée.

- Je vois ! Bonne nuit chérie.

- Bonne nuit papa...

Et il disparut, quelques minutes plus tard on entendit le son de la télé. Je me retournai vivement vers Edward qui me scrutait de ses yeux couleur or, un sourire au coin de ses lèvres qui m'attiraient tant. Sans plus attendre, je me jetai dans ses bras, vouant crier de joie, mais me retenant néanmoins.

Voulant un peu d'intimité suite à cet évènement qui m'avait totalement retourné, nous nous rendîmes dans ma chambre, ou pour la première fois, mon père laissa Edward y rentrer en ma compagnie.

Aussitôt la porte fermée, je me jetai sur Edward, le serrant de toutes mes forces, jusqu'à m'en étouffer moi-même, bien qu'il me rendit mon étreinte avec un peu plus de douceur.

- Merci, murmurai-je blottie sur son torse.

- Merci à toi, dit-il de sa voix d'ange, je t'aime tellement...

- Moi aussi.

Puis il recula légèrement et souleva mon menton d'une main, plongeant une nouvelle fois ses yeux dans les miens. Comment pouvais-je encore résister face à lui ? Le suppliant du regard, je m'approchai de lui en espérant un baiser, ce qu'il n'attendit pas à me donner.

Ses lèvres se collèrent aux miennes avec une douceur alarmante, me forçant à m'agripper à lui pour ne pas tomber tant il me faisait de l'effet. Il rendit une nouvelle fois mon étreinte, et cette fois-ci me souleva du sol, tout en m'embrassant, avant d'aller me poser sur le lit. Mes sens en ébullition, j'étais incapable d'agir, si ce n'est de l'embrasser, ou plutôt de lui rendre ses baisers bien plus fougueux qu'avant, j'étais comme une poupée dans un lit, je le laissai faire, trop heureuse pour réagir aussi.

Il se colla au dessus de moi, m'arrachant un gémissement au passage tant je tenais plus, m'embrassa les lèvres, la mâchoire, le cou, la nuque, tout. A chaque baiser c'était comme une électrocution, une sensation froide et à la fois brûlante qui me prenait dans tout le corps. Sa main remonta sur ma taille puis vers mes cheveux, et rompant le baiser, il me regarda, cherchant quelque chose en moi, quelque chose que je pourrai dire.

- Bella, murmura t-il de sa voix la plus douce qui soit. Mon amour...

- Oui ? Haletai-je impatiente qu'il recommence ce qu'il avait commencé.

- Serait-ce raisonnable de...

Il ne poursuivit pas sa phrase et je réfléchis un instant. Dieu qu'il était beau quand il me regardait comme ça !

Même si nous avions failli aller plus loin dans la prairie l'autre jour, j'avais son consentement, mais ici, maintenant, dans ma chambre si petite, au lit si étroit, alors que Charlie était en bas, ce n'était pas évident de se laisser faire. J'en mourrai d'envie, et j'aurai pu me donner à lui sans broncher s'il ne me l'avait pas demandé, mais après réflexion...

- Pas ce soir... marmonnai-je enfin, un sourire narquois sur les lèvres.

Je me vengeai après tout, il m'avait dit la même chose mot pour mot il y a quelques jours de cela. J'observai sa réaction, et je lus qu'il en voulait plus.

Pour le réconforter, je l'embrassai.

- Cela signifierait-il que toi tu es enfin prêt ? Demandai-je entre deux baisers.

- Tu le sais désormais, me répondit-il. Je t'aime, plus que toute ma vie, alors oui.

- Tu n'y vois plus aucun risque ?

- Plus maintenant.

- Et tu serais prêt ce soir ? Maintenant ?

- Si tu le souhaites, alors oui.

Je me mordis la lèvre. Non je voulais que les choses soient parfaites.

- Pas ce soir répétai-je en posant mes mains autour de son visage, je... j'en meurs d'envie, mais je préférai déjà que l'on soit... chez toi si ça ne t'ennuie pas...

- Tout ce que tu voudras, me murmura t-il avant de m'embrasser. Je suppose alors, qu'attendre le mariage pour toi n'est pas nécessaire...

- Hm... non. Pourquoi attendre.

- Mais tu tiens toujours à le faire avant ta... transformation...

Je respirai comme électrocutée. J'avais presque oublié ce moment qui m'attendait.

- Je ne voudrai pas découvrir cette chose si belle après, dis-je enfin, je... je t'aime trop pour laisser passer ce moment comme ça...

- Je comprends. Mais sache, que même après ta transformation, cela ne changerait pas.

- J'en ai pourtant peur.

- Tu resteras toi-même, tes sentiments seront les mêmes, ainsi que tes... envies.

Je rougis à ces mots et n'y tenant plus je l'embrassai.

Après quelques minutes intenses où ma tête me tournait, il se mit sur le coté et moi sous la couette où je me blottis contre lui de toutes mes forces, de peur qu'il ne s'échappe, et comme toujours, il me fredonna ma berceuse, et je ne tardai pas à m'endormir, quelques rêves en tête.

# Posté le dimanche 20 juillet 2008 15:02

CHAPITRE 2



Premières impressions




Je balançai mon pull par terre étouffant un cri.

Cela faisait plus d'une heure que je cherchais désespérément dans mon armoire quelque chose à me mettre, mais il n'y avait rien à faire, je n'avais plus qu'à me pendre. A mon réveil, Edward n'était pas là, ce qui me valut une magnifique humeur ravagée, ce pourquoi je cherchais tout ce qui me passait sous la main afin de m'énerver dessus. A son retour, il aurait droit à deux mots.

J'étais fiancée, et je n'avais rien à me mettre, comment aller se marier si on n'est même pas foutu de porter quelque chose de correcte ? Bon ok Alice avait ma robe, c'était déjà ça, et en y repensant, j'étais bien contente qu'elle soit là, car sans elle, je me serai probablement ramenée à l'hôtel avec un jean et des baskets. Il faisait presque beau aujourd'hui, depuis le début du mois de juin il n'y avait eu que du froid et de la pluie, et même si j'étais contente que le soleil était là, bien caché derrière ses nuages, il fallait m'habituer au fait que l'année prochaine il n'y aurait plus de soleil.

Plus les jours passaient, plus j'avais l'impression de prendre le monde à l'envers, et j'avais peut-être pas tors.

J'allais épouser un vampire à l'âge de 17 ans, et mourir ensuite pour devenir immortelle, puis vivre en Alaska afin d'éviter le soleil pour le restant de mes jours. Vraiment n'importe quoi.
Je sursautai de tout mon être lorsque Edward arriva par la fenêtre comme un fantôme, en voyant ma tête horrifiée, il ne pu s'empêcher d'éclater de rire.

- Ma chérie excuse-moi, me dit-il en me prenant par la taille pour m'embrasser.

Je cherchais dans ma tête comment j'allais faire pour l'engueuler, m'avoir laisser seule au matin était la pire chose à faire, mais il m'embrassait. Comment pouvais-je être en colère lorsqu'il m'embrassait ?

Il se recula légèrement, plongea ses yeux couleur or dans les miens, et sourit, ce sourire que j'aimais tant, mais je voulais lui dire, je voulais vraiment m'énerver, seulement au lieu de froncer les sourcils je relâchai mon étreinte à bout de souffle.

- Ca ne va pas ? Me demanda t-il inquiet.

- Hm. Non.

Toujours fronçant les sourcils, il observa l'état de la chambre, surpris de voir qu'elle n'était pas dans le même état lorsqu'il m'avait laissé. Toutes mes fringues étaient par terre, et quelques objets par la même occasion, c'était à peine si l'armoire était tombée elle aussi.

- Il y a eut une tempête ? Plaisanta t-il de sa voix magnifique.

- Oui ça tu peux le dire, ripostai-je cherchant à ne pas succomber à son charme.

- Bella... tu t'es encore énervée parce que tu ne trouvais pas comment t'habiller ?

- Pas vraiment. Enfin un peu si.

Il me sonda du regard attendant que je parle.

- Bon d'accord, soupirai-je, tu m'as laissé toute seule ce matin ! Depuis quand tu oses m'abandonner quand je dors ?

- Bella...

- Non mais c'est vrai, je dormais paisiblement, je faisais pour une fois des beaux rêves à tes cotés, et quand j'ouvre les yeux tu n'es plus là ! Je vais être ta femme pour l'éternité, et tu commences déjà à prendre de mauvaises habitudes !

- Bella.

- Edward ça suffit, m'énervai-je, j'essaye de t'expliquer quelque chose, d'ailleurs ça fait partie des compromis, alors ce serait bien si tu...

Je n'eu pas le temps de finir ma phrase il avait plaqué ses lèvres si douces contre les miennes, et c'est comme si ma voix m'avait été enlevée. Il savait être très fort quand il le voulait, et encore une fois sa douceur et son amour l'emportèrent sur ma mauvaise humeur.

- Je peux dire quelque chose ? Me demanda t-il si doucement qu'on aurait dit une nouvelle berceuse.

- Hm.

- Pardon de t'avoir laissé mon c½ur, mais je voulais te faire une surprise, et je pensais pas que tu te réveillerai aussi tôt...

- Une surprise ? Marmonnai-je. Tu sais que je n'aime pas les surprises...

- Ce n'est pas une vraie surprise en fait.

- Alors qu'est-ce que c'est ?

Il soupira baissant les yeux.

- Je voulais te réveiller.

- Oh ?

- D'une certaine manière... reprit-il mal à l'aise.

- Comment ?

Il glissa main derrière son dos, grimaça légèrement et la retourna vers moi avec une rose entre ses doigts de neige. Une longue rose blanche, à la tige si longue si fine, et même pas brisée, parfaite. Quant aux pétales elles étaient d'une splendeur alarmante, sans aucun défaut, comme des perles blanches.
- Ferme les yeux me dit-il.

Je le dévisageai un instant, et son regard suppliant me força à les fermer.

Je sentis d'abord l'odeur de la rose sur mon visage, d'ailleurs, elle était tout près de moi, puisque quelques secondes après, je sentis la douceur des pétales effleurer mon front, mon nez, puis la courbe de ma bouche, et enfin mon cou. Je ne pouvais que frémir à ce contact si pur.

A contre c½ur, mais je devinais que la superbe expérience était terminée, je rouvris les yeux, comme sortant d'une eau profonde.

- Je voulais te réveiller comme ça, murmura t-il, mais apparemment ça t'endort plus qu'autre chose...

- Ca ne me dérange pas, soufflai-je impuissante.

- Bien.

Il me sourit et m'embrassa, désormais, je râlais plus, et je ne voulais plus bouger, trop surprise encore par la sensation de la fleur sur ma peau, puis celle de mon amoureux.

Après une courte, mais intense petite éternité de bonheur, il rompit le baiser et jeta un nouveau coup d'½il dans ma chambre dérangée.

- Je crois qu'Alice te prépare quelque chose, me dit-il enfin.

- Comment ça ?

- Je ne peux pas vraiment le dire (j'aurais juré qu'il avait un sourire narquois au coin des lèvres) mais quand tu vas venir à la maison tout à l'heure elle voudra te montrer quelque chose.

- Je suis sûr que sera pour le... mariage.

En prononçant ces mots, je n'y croyais toujours pas. J'allais pour ramasser les affaires que j'avais balancées quand je vis Edward s'arrêter dans son élan, sans bouger, ses yeux fixant le mur d'un air sérieux.

- Edward ? M'enquis-je légèrement inquiète.

- Ton père est entrain de parler à ta mère au téléphone. Me répondit-il.

- Oh !

Je le fixai, attendant une nouvelle réaction puisqu'il semblait écouter attentivement comme si mon père était à quelques mètres de nous entrain de papoter alors qu'en fait il était un étage en dessous, et que moi je n'entendais strictement rien de sa conversation avec Renée.

- Elle est... surprise, continua Edward. Inquiète.

- Mince...

Je ne bougeai plus, reprenant peu à peu ma respiration, puis alors que le silence pesait dans la chambre j'entendis mon père m'appeler du bas de l'escalier.

« Bella ! »

Je tressaillis, et Edward me fit un sourire, m'incitant à descendre sans trop craindre ce qui m'attendait. Après tout le plus dur était fait, je l'avais annoncé à Charlie, et de mes deux parents, c'était lui qui était susceptible de moins bien réagir. Alors pourquoi pas ma mère ?

Je m'avançai doucement vers la porte, l'ouvrant dans un grincement qui laissait entrevoir ma main tremblante et je descendis.

Je me senti tout à coup, complètement ridicule, j'avais plus peur en cet instant de perdre la vie que lorsque je m'étais retrouvée au beau milieu d'une forêt, gorgée de loups et de vampires assoiffés, dont un voulait particulièrement ma mort. J'étais vraiment à pleurer.

Arrivée en bas, mon père m'attendait dans la cuisine, soucieux, le téléphone à la main qu'il me tendait.

- Tu lui as dit alors, murmurai-je en tremblant deux fois plus.

- J'ai essayé d'argumenter, me dit-il, mais là c'est à ton tour...

Lentement je pris le combiné entre mes mains, je pris une grande bouffée d'air frais, et le collai à mon oreille.

- Maman ?

- BELLA !! Explosa ma mère, si fort que je dû éloigner l'appareil un instant.

- Maman... repris-je plus doucement.

- Bella je n'y crois pas ! S'énerva t-elle de sa voix la plus grave, je t'abandonne un an chez ton père et il m'annonce que tu vas te marier ? Mais tu as la tête où ?! Bon sang je savais que c'était une mauvaise idée que tu ailles vivre chez lui, je le savais !

- Papa n'y est pour rien ! M'impatientai-je.

- C'est d'un ridicule, tu n'as que 17 ans, tu n'as pas finit tes études, tu n'es qu'une enfant Bella, le mariage c'est pas pour toi, certainement pas...

- Mais enfin tu n'es pas un exemple du genre pour me dire si je suis responsable à 17 ans ou non !

Je regrettai aussitôt ces mots, n'empêche elle ne parlait plus et elle était forcée de m'écouter. Derrière moi mon père secouait la tête tristement.

- Maman, repris-je plus calmement. C'est difficile d'en parler au téléphone. Je voudrai que tu viennes. De toute façon il faudra bien que tu viennes, le mariage se fera ici.

J'entendis un cri de terreur m'obligeant à grimacer tout en fermant les yeux.

- Non Bella, me dit-elle fermement. Je refuse que ma petite fille se marie si jeune, tu n'es pas consciente de tes actes.

- Je ne suis plus une petite fille maman. Et je sais entièrement ce que je fais.

Il y eut un long silence.

- Je prends le premier avion, me dit-elle, je vais te ramener à la maison.

- Non !

Je n'eu pas le temps de protester plus longtemps, elle avait raccroché.

Le monde tournait vraiment à l'envers, j'étais persuadée que c'était mon père qui allait me renvoyer chez ma mère ou m'enfermer dans un asile pour que je reprenne mes esprits, et finalement il l'avait accepté sans problème.

- Elle va se calmer, me rassura t-il en voyant que j'étais devenue livide.

- Pas sûr.

- Elle va venir c'est déjà ça, tu lui parleras en face, c'est mieux pour elle.

- Et si elle s'oppose ?

- Ne t'inquiètes pas, elle changera d'avis, elle est inquiète c'est tout.

Je hochai tristement la tête puis sursautai quand Edward vint frapper à la porte de la cuisine. Pendant un instant, je me demandais pourquoi il passait par là alors qu'il était dans ma chambre, puis je me souvins que mon père n'était pas censé le savoir.

Charlie alla lui ouvrir avec un sourire que je ne lui connaissais pas. J'avais l'impression que plus le temps passait, plus il l'appréciait, c'était une bonne chose.

- Salut Charlie, s'enquit Edward de sa voix parfaite, tout en me jetant un coup d'½il inquiet.

- Ma mère va venir, lui dis-je enfin, même si j'étais certaine qu'il avait écouté la conversation.

- Ah oui ? fit-il faussement surpris, c'est super !

- Pas vraiment. Marmonnai-je.

Il s'approcha de moi et me prit par la taille avant de me déposer un baiser sur le front, pour me rassurer.

- Charlie je peux vous l'enlever ? Demanda t-il à mon père.

- Bien sûr, rigola mon père, « futur beau fils ».

En entendant ses propres mots il éclata de rire, j'étais plus que surprise, ça ne ressemblait pas à mon père.

- Papa, soufflai-je, est-ce que ça va ?

- Bien sûr que ça va ! S'exclama t-il en enfilant son gros blouson de travail.

- Tu sais tu as le droit... d'être en colère après moi.

- Pourquoi le serai-je ? N'est-ce pas le plus beau jour de ta vie que tu prépares ?

Il rigola encore installant maintenant sa ceinture, et son pistolet autour de la taille avant d'enfiler sa casquette.

- En temps normal tu m'aurais tué...

Il s'approcha de moi avec un grand sourire et m'ébouriffa les cheveux.

- Bella, s'enquit-il, arrête de t'inquiéter, je ne suis pas toujours un monstre, je suis ton père, et mon devoir de père c'est m'assurer de ton bonheur. Bon pour ta mère c'est une autre histoire. Mais respire un peu, tout va bien je ne suis pas en colère, loin de là, je suis... fier.

Il m'embrassa sur le front et serra la main d'Edward avant de quitter la cuisine tout en agitant la main.

- On y va ? Me demanda Edward avec un sourire de gamin tout content.

- Oui.

- Ta mère va finir par l'accepter... ne t'inquiètes pas.

Il me prit par la main et m'entraîna en dehors de la maison, sa Volvo grise étant garée juste devant.

A peine arrivée devant la grande maison blanche des Cullen, Alice se précipita vers moi et me prit dans ses bras comme si on ne s'était pas vues depuis des années. Sa bonheur humeur constante ne pouvait que me rendre le sourire.

- Viens avec moi ! Me dit-elle en me prenant par la main.

Je jetai un regard inquiet à Edward qui nous suivait, mais il me fit un clin d'½il.

Qu'est qu'Alice m'avait encore préparé ?

- J'ai vu que ton père avait accepté ! S'exclama t-elle avec un sourire fabuleux embellissant son visage déjà si parfait. C'est génial !

- Tu as vu que ma mère désapprouvait ? Rétorquai-je aussitôt sur un ton que je ne voulais pas.

- Oui... mais ne t'inquiètes pas, elle va l'accepter...

Nous entrâmes dans la grande maison, vide à ma plus grande surprise, je m'attendais à voir toute la famille mais il n'y avait personne.

- Où sont les autres ? Demandai-je en balayant du regard le grand salon.

- Carlisle et Esmé sont partis régler quelques détails sur le mariage, Emett et Jasper se défoulent dans la forêt.

- Oh.

- Tu vas voir ce que je vais te montrer, tu vas adorer... reprit-elle toute joyeuse alors que nous montions les escaliers.

- Alice, soupirai-je, tu sais que les surprises et moi...

- Non, non ne dis rien, je ne veux rien entendre.

Arrivée en haut, elle m'entraîna jusqu'à la chambre d'Edward. La dernière fois qu'elle avait fait ça, j'avais découvert derrière la porte un lit immense, et surtout magnifique, digne d'un comte. Je n'aurai pas été étonnée de découvrir la suite qui accompagnait le lit.

Lorsqu'elle ouvrit la porte, je fus d'abord étonnée de ne rien voir de nouveau, mais elle m'entraîna vers une autre petite porte au fond de la chambre et se positionna devant, prête à l'ouvrir.

- Qu'est-ce que c'est encore... m'impatientai-je ayant soudainement peur de ce qui m'attendait.

D'un coup sec et précis, elle ouvrit la porte.

- TADAAAAM !!

Je restai sans voix.

C'était un dressing, ni trop petit, ni trop grand, et sa taille m'en mit les larmes aux yeux, pour une fois Alice avait respecté les tailles correcte des meubles de mon environnement sans en faire des tonnes. Un dressing bien rangé, couleur bois, avec des étagères et des tringles en fer, et bien entendu des tonnes de vêtements accrochés.

- Comme tu vas vire ici, dit-elle fulminant de joie, je me suis permis de t'installer ce dressing, et comme j'ai vu que tu n'avais plus rien à mettre... j'ai acheté deux ou trois trucs, comme ça tu n'auras plus à t'embêter...

- Tu m'as vue m'énerver hein... soupirai-je.

- Oui, et ça m'a fait rire.

J'entrai dans cette petite pièce nouvelle, elle était chaleureuse, et je jetai quelques coups d'½il furtifs sur les vêtements qu'elle m'avait acheté. Il y avait de tout, et tout était de bon goût, même les quelques robes qu'elle avait suspendues, moi qui n'aimais pas tellement ça. Sur le coté droit, sur un cintre en bois peint, ma robe de mariée toujours dans sa housse était joliment accrochée, comme pour me rappeler de ne pas l'oublier.

- C'est... c'est superbe, murmurai-je émerveillée.

- Ca te plaît ?

- Oui !

Trop heureuse, elle me prit dans ses bras et m'arracha un gémissement tant elle me serrait fort, mais j'étais ravie. Ce petit détail de dressing dans ma future chambre, et celle de mon... époux, ne pouvait qu'ajouter un peu de bonheur à ce qui se passait.

Lorsque quelqu'un frappa à la porte, Alice me poussa à l'extérieur et s'empressa de fermer celle du dressing, Edward était déjà à l'intérieur de la chambre, jetant un regard suspect à sa s½ur.

- Alors pas de crise ? Me demanda t-il attendant encore à ce que je râle.

- Non, souriais-je, au contraire, ça me fait plaisir...

- Ne t'inquiètes pas Alice, dit-il en se tournant vers sa s½ur, je ne rentrerai pas, je sais qu'il y a sa robe de mariée.

- Hm.

- Pour le peu de tradition qu'il nous reste à respecter, ajoutai-je, celle-ci reste fondamentale. Ca porte malheur de voir la robe de mariée avant le mariage.

- Il t'arrive déjà plus de malheur que tu ne l'imagines, me fit-il un regard en coin, qu'est-ce qui pourrait bien t'arriver de plus ?

Je fis mine de réfléchir un instant.

- Laisse-moi réfléchir... murmurai-je. Marcher sur ma traîne, m'étaler devant tous les invités, et incendier la maison avec.

Edward éclata de rire, ce son, le rire des anges, amplifia mon c½ur d'une sensation de bien être.

- Et d'ailleurs il n'y aurait aucun risque à tout ça, ajoutai-je plus sérieusement, si Alice m'avait laissé me marier à Las Vegas en jean.

- Rêve ma petite, riposta t-elle, c'est un mariage, pas une blague.

Sur ce, elle fronça son petit nez à mon intention et s'en alla de la chambre.

Edward m'enlaça la taille et m'embrassa le cou me faisant trembler de tous mes membres.

- Excuse-moi, dit-il, je te donne froid ?

- Non... soufflai-je étonnée. Tu me fais juste de l'effet.

Je l'entendis rire dans mon oreille, et je ne pu que sourire, il m'embrassait la nuque, et le cou, c'était suffisant pour me désemparer et me rendre totalement inerte dans ses bras. De toute façon quoi que je fasse il me dominait.

Je me retournai non sans peine pour lui faire face, et scrutai ses yeux magnifiques y cherchant un peu de sérieux.

- Je peux... dormir chez toi ce soir ? Demandai-je calmement.

Il parut sérieux, enfin, et me regarda fixement tout en caressant d'une main ma joue.

- Tout ce que tu veux mon amour... murmura t-il.

Comme pour le remercier, même si je savais qu'il n'aurait pas dit non, je me blottis dans ses bras, enfouissant ma tête sur son torse et le serrant de toutes mes forces.

- Est-ce que tu veux aller rejoindre Emmett et Jasper dans le jardin ? Me demanda t-il tout en me caressant les cheveux.

- Qu'est-ce qu'ils font ?

- Ils jouent.

- Ah...

J'avais oublié que lorsqu'ils employaient ce mot, cela signifiait qu'ils jouaient au baseball, je n'arrivais toujours pas à croire que les vampires aimaient ça. Sport si banal face à eux.

- Je veux bien regarder, dis-je, mais pas jouer.

- Pas de problème. Je crois que Alice va se joindre à nous.
CHAPITRE 2

# Posté le dimanche 20 juillet 2008 15:53

CHAPITRE 3

CHAPITRE 3



Tentations





- Bon tu es prêt Edward ? Lança la voix grave de Jasper qui était prêt à balancer sa balle comme une fusée qu'on envoie dans l'espace.

Edward était beaucoup plus loin devant lui, batte en main, prêt à taper. Ce qu'il était beau lorsqu'il se concentrait comme ça, fronçant les sourcils pour mieux voir, et ne fixer qu'un seul but.

Je n'avais jamais rien compris au but du jeu, à part l'essentiel, lancer, taper, courir. Mais je n'étais pas une grande sportive non plus, à vrai dire je détestais ça. Et ce n'était pas une nouveauté ! C'est bien pour ça qu'on ne m'obligeait pas à jouer, Edward était bien placé pour le savoir, je m'arrangeais tout le temps pour sécher les cours de sport, ou alors, je me faisais vite éjecter tant j'étais nulle.

Alice était placée un peu plus loin sur le terrain qu'ils avaient déterminé, je ne savais pas ce qu'elle devait faire, mais elle était au taquet comme tout le monde, quant à Emmett, il était de l'autre coté et il ne détournait pas ses yeux de Jasper.

Moi dans mon coin, je croisai les bras contre un arbre, me doutant que d'une minute à l'autre, je ne verrai plus rien ce n'est des ombres traverser à droite et à gauche, là un énorme inconvénient pour un humain qui observait des vampires courir.

Et j'avais raison, j'entendis le hurlement de Jasper, je vis seulement un trait blanc tracer le ciel – signe que la balle était partie – et puis que des ombres, dans tous les sens.

Je soupirai de désespoir, moi aussi bientôt je pourrai faire comme eux...

Cette pensée me ramena à la triste réalité, j'allais donc, sûre et certaine, me transformer d'ici peu de temps en vampire. Quel mot phénoménale, je n'aurai jamais cru, moi banale fille venant de Phoenix, un jour rencontrer l'homme de ma vie (et en perdre un aussi) et devenir une créature aux allures de félin. Il y avait des avantages, et des inconvénients, et j'avais eu l'occasion de tous les découvrir, du moins les inconvénients surtout. Je n'arrivai pas à effacer de ma mémoire cette pauvre Bree, qui souffrait, qui n'arrivait pas à se contrôler et qui n'avait qu'une envie c'était de me croquer, dans tous les sens du terme. Etait-ce si difficile d'être face à un humain ? Allais-je moi aussi devoir pleurer et pousser des cris jusqu'à ce que ça se calme enfin ?

Je n'étais pas vraiment sûre d'en avoir le courage, mais je savais que je serai entourée, mieux que quiconque. On m'enseignerait, et me connaissant, j'apprendrai vite, je le voulais, et il le fallait. L'idée même de boire du sang me révulsa. Comment était-ce possible d'aimer une telle chose ?

Mais quand j'observais la famille des Cullen, quand je les voyais, tous si beaux, si jeunes et élégants, chacun ayant un pouvoir magnifique à exploiter, vivant comme des gens presque normaux, alors il y avait de l'espoir. Ils n'étaient pas les créatures qu'on pouvait imaginer dans les films, celles qui ne vivent que la nuit, dorment dans des cercueils, et ont des canines aussi pointues que celles des loups.

Je sentis un vent glacial passer devant moi, faisant voler mes cheveux au passage, et quelques secondes après, Edward était à coté de moi – m'arrachant un cri- essoufflé, le sourire aux lèvres.

- Tu n'as pas trop froid ? Me demanda t-il en passant une main dans ses cheveux magnifiques.

- Non du tout, affirmai-je, t'es juste arrivé un peu trop vite.

- Excuse-moi.

J'allais pour l'embrasser, quand Alice intervint, balle en main, sautillant comme une fillette dans l'herbe.

- Alors on joue plus ? Fit-elle un sourire narquois dans le coin des lèvres.

- Tu as gagné, se justifia Edward, bravo.

- Vous les garçons je vais finir par croire que vous êtes faibles.

Elle me fit un clin d'½il, et la minute d'après, Jasper et Emmett étaient là, m'arrachant un autre cri de surprise. Cette manie d'arriver à l'improviste dans mon dos commençait à m'agacer.

- Aux dernières nouvelles, s'impatienta son amoureux en allant vers elle, j'ai gagné, donc la faible, c'est toi.

Elle voulut protester mais il l'embrassa avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit. Je souriais bêtement et je ne m'en étais pas rendue comte.

- Carlisle et Esmé sont en route, annonça Alice en relevant les yeux.

Les garçons se chamaillèrent un instant puis tous les trois ils se dirigèrent vers la grande maison blanche, tandis qu'Edward m'enlaçait la taille avant de me pousser en arrière.

- Tu allais faire quelque chose tout à l'heure... me murmura t-il, un brin de malice dans son ½il que je ne connaissais que trop bien.

- Il me semble, mais on est dérangés toutes les cinq minutes...

- Oh... c'est malheureux ça.

- Oui, râlai-je tandis qu'il m'embrassait le cou.

- Tu ne veux pas essayer de jouer ?

- Quoi ? Hoquetai-je surprise, t'es pas sérieux !

- Pourquoi pas, il faudra bien que tu commences tôt ou tard...

- Edward tu me connais mieux que personne, je serai une catastrophe ambulante !

- Mais non, je vais t'apprendre.

Sans me laisser protester plus longtemps il me tira par la main un peu plus loin sur la pelouse, ramassa la batte en bois et se plaça derrière moi avant d'enrouler ses bras autour des miens. Il me mit l'objet incroyablement lourds entre mes mains, et posa les siennes par-dessus comme pour me guider en même temps.

- Regarde, souffla t-il dans mon cou.

Il entreprit de faire des mouvements légers, de gauche à droite, toujours ses mains sur les miennes, et je ne pu que sourire, déconcentrée par la tension qu'il dégageait derrière moi.

- Il faut que tu tiennes ta batte comme ça... continua t-il lentement tout en bougeant l'objet comme si c'était un drapeau, si tu te concentre assez bien, elle se fondra dans tes gestes...

- Ca à l'air simple comme ça...

- Ca l'est, tout est dans la concentration.

- Comment tu veux que je me concentre si tu me souffles dans la nuque, ricanai-je impuissante.

- Dans ce sport il y a une morale. La concentration doit être de taille, car sinon tu n'atteindras pas ton objectif. Sous n'importe quelle pression, n'importe quelle tempête, tu dois restée figée sur une idée une seule.

- Hm....

- Quand la balle est dans les mains de ton adversaire, tu dois la fixer elle, et rien d'autre. Même si on cherche à te déconcentrer, tu dois restée concentrée, tes yeux rivés sur elle quoi qu'il arrive.

- Mais il n'y a pas de balle là, ripostai-je souriante.

- Pas encore.

Il retira ses mains des miennes, geste qui me surpris, car d'un seul coup la batte sembla peser une tonne comme aspirée vers le sol. Je me ressaisis, et la relevai non sans peine car c'était bien plus facile quand Edward m'aidait à la tenir en l'air. Je ne comprenais pas ce qu'il faisait mais je lui jetai un regard et il semblait concentré, son regard rivé droit devant lui sur la petite balle blanche de base-ball qui était posée sur l'herbe. Lentement, celle-ci bougea et se souleva du sol comme une plume.

- Oh ! Soufflai-je. Comment....

- C'est un base-ball de vampires, me rappela t-il toujours concentré, cette balle n'est pas comme les autres, c'est très utile quand on s'entraîne tout seul.

Puis il relâcha la pression de son regard, et se replaça derrière moi les mains sur ma taille, ce qui me déconcentra plus qu'autre chose, la balle volait toujours face à moi dans le vide.

- Prête ? Demanda t-il.

- Non ! Edward, je n'arrive pas à me concentrer tu es bien trop...

- Sous n'importe quelle pression Bella... murmura t-il, tu dois te concentrer sur ton objectif et rien d'autre.

Je soupirai, redressai ma batte si lourde soit-elle, et fixait l'objet blanc comme neige qui se tenait face à moi comme prêt à me sauter dessus. Pour mieux y arriver, je m'imaginais que c'était un gros méchant vampire et que je n'avais qu'à taper dedans pour me défendre.

Je hochai d'un signe de tête, et la balle s'envola vers moi, je fermai les yeux brusquement et balançai d'un geste vif la batte dans l'espoir de toucher la cible. Au lieu de cela, je fis un tour sur moi-même et m'écroulai par terre sans rien toucher du tout.

- Ce n'est pas en fermant les yeux que tu taperas dedans, rigola Edward en m'aidant à ma relever.

- A première vue cette chose essayait de m'attaquer, me défendis-je en me remettant en place.

- Alors défends –toi, regarde ce qui se passe.

J'écartai un peu plus les pieds pour mieux me tenir et ne pas tomber cette fois-ci, replaça la batte dans ma main et attendit le départ de cette boule blanche qui semblait me fusiller du regard.

Encore une fois, elle vola en ma direction, je ne fermai pas les yeux, mais je ne tapai pas dedans non plus manquant presque de donner un coup à mon voisin, qui s'était baissé à temps.

- Je suis trop nulle ! M'énervai-je, vous êtes tous super doués à ce jeu, je ne ferai que vous ralentir quand j'y jouerai.

- Il y a un début à tout ma chérie.

La balle revint en place, et moi de même, et ce fut pareil pendant dix bonnes minutes, je n'étais pas foutue de taper une seule fois dans la balle. A bout de souffle, et surtout enragée, (c'était bien pour se défouler mais rien d'autre) je lâchai la batte au sol et abandonnai la partie.

- J'en ai marre ! Râlai-je enfin. J'arrête.

- Tu finiras par y arriver, me rassura Edward, ne t'inquiètes pas.

- Je ne crois pas, le sport c'est pas pour moi !

- Laisse-moi te montrer.

Je poussai un soupir, il était évident qu'Edward était bien meilleur que moi, je ne pouvais pas me comparer à lui, ni même aucun de ceux de sa famille. Mais il ne broncha pas, ramassa la batte qui paraissait être une plume pour lui et se positionna, je l'observai incrédule.

La balle s'envola vers lui, et sans bouger d'un poil il la renvoya d'un coup vers les arbres à dix kilomètres de là.

- Facile, marmonnai-je.

- Je n'ai pas quitté la balle des yeux, se justifia t-il, j'étais très concentré.

- Pff.

La balle revint se mettre face à lui et il se replaça prêt à attaquer. J'allais râler, mais une idée me vint à l'esprit, si alléchante, que je m'en mordis la lèvre pour ne pas jubiler.

Lentement j'entrepris de me placer derrière mon amoureux d'une démarche que je voulais silencieuse, comme si je voulais qu'il ne se doute de rien. J'enroulai sa taille de mes bras, il ne broncha pas, ne comprenant pas vraiment où je voulais en venir, ravie, je pris un air innocent, commençant par lui embrasser la nuque.

- Bella... souffla t-il déconcerté. Qu'est-ce que tu fais... j'essaye de te montrer comment te concentrer.

- Je sais, fredonnai-je, mais tu as dit justement qu'il fallait rester concentré sur son objectif, quoi qu'il arrive.

Toujours prenant des airs inoffensifs, j'entrepris de laisser glisser mes mains le long de son torse, si musclé soit-il tout en allant embrasser son oreille.

- Bella... couina t-il.

Je l'ignorai, satisfaite de l'effet que je produisais, j'avais perdue en jouant au base-ball, il était injuste de ne pas en faire autant pour lui, pour toutes les fois où il avait le dernier mot sur moi.

- Allons mon chéri, murmurai-je tout descendant mes mains plus bas, sous n'importe quelle pression...

Je le sentis frémir, ce qui me fit rire, pour ne pas oublier ma mission, je me concentrai d'avantage tout en observant du coin de l'½il sa maîtrise, malgré mes caresses, il tenait toujours aussi fermement sa batte fixant la balle devant lui comme si de rien était. Peu satisfaite qu'il arrive autant à se concentrer, j'entrepris de descendre légèrement plus bas passant ma main sous son pull afin de trouver un contact à son torse glacé. Il n'ignora pas cette caresse puisqu'il fronça les sourcils et s'éclaircit la voix.

- Bella tu triches ! Marmonna t-il interdit.

- Quoi qu'il arrive... répétai-je d'un air innocent tandis que je profitais de cette sensation.

J'attendais que la balle parte, j'en profitai pour descendre encore, il tressaillit, la balle s'envola, et il donna un coup derechef en plein dedans, l'envoyant une fois encore voler dans les arbres.

Frustrée que mes sensations n'aient pas aussi bien marchées, je le regardai d'un air boudeur, croisant les bras attendant qu'il s'explique.

Il se retourna sans que je ne l'attende de si tôt, s'empara de moi, m'emprisonnant dans ses bras si forts et si protecteurs, collant ainsi son corps glacé contre le miens, je tremblais à ce contact si agréable soit-il, et attendis qu'il me rende la pareille, en matière de main exploratrice.

- Tu as triché, souffla t-il tout en m'embrassant le lobe de l'oreille, je ne te savais pas si mauvaise joueuse...

Le contact de ses lèvres sur son oreille, furent comme une électrocution, je ne pu que fermer les yeux et gémir.

- C'est de ta faute, ripostai-je, fallait pas me tenter...

- Tu parles de tentation ?

Je regrettai aussitôt mes mots, puisqu'il m'embrassa, fougueusement. Je ne résistai pas plus longtemps espérant fondre dans ses bras comme un glaçon sur la mer, à ce petit jeu là, je n'étais pas plus forte que lui, même pas du tout. D'ailleurs peu étaient les fois où j'étais plus forte que lui.

Malgré ses caresses le long de ma colonne vertébrale et de mes hanches, et que tout semblait n'être que tension extrême la voix d'Esmé nous ramenèrent tous les deux brusquement à la réalité.

- Edward, Bella !

Edward me relâcha, contre mon gré, peu satisfaite du peu de temps qu'on venait d'avoir rien qu'à nous deux, puis il glissa sa main dans la mienne et nous nous dirigeâmes vers la maison.

Esmé nous attendait sur le pallier de la porte d'entrée, un sourire bienveillant sur les lèvres. Elle dégageait toujours cette beauté calme et parfaite comme un ange ou une bonne fée, celle qui veille sur les plus jeunes et les démunis, je savais qu'à ses cotés, je serai toujours en sécurité.

- Bonjour chérie, me dit-elle en me serrant dans ses bras.

- Bonjour Esmé, répondis-je aussitôt ravie de la revoir.

- Tu reste dormir ce soir ?

- Oui, si cela ne vous dérange pas.

Elle éclata d'un rare qui sonnait parmi celui des oiseaux, j'étais toujours aussi ahurie, quand les vampires riaient. Aurai-je droit à la même richesse de beauté lorsque je serai transformée ?

- Bella, me rassura t-elle, tu seras toujours la bienvenue ! Et puis bientôt, ce ne sera plus la peine de demander...

Pour la remercier, je resserrai un peu mon étreinte dans ses bras et lui offris mon plus beau sourire. J'allais vraiment rejoindre une fabuleuse famille.

- Je voulais te dire que nous avions envoyer toutes les invitations, reprit-elle plus sérieuse.

- Ah ?

Je déglutis. Alors ça y était, ça avait commencé, maintenant que les dés étaient lancés, j'allais devoir supporter beaucoup de jugements à mon égard.

- Ne t'inquiètes pas, Alice s'est chargée de la liste des invités, tu n'auras pas d'ennemis à ton mariage.

- J'espère bien ! M'esclaffai-je encore surprise par le mot « mariage ».

Elle embrassa Edward sur la joue et entra dans la maison, bientôt suivie par nous.

Emmett et étalé dans le canapé du salon, fixant la fenêtre d'un air absent, probablement l'esprit encore dans sa partie de base-ball. A peine rentrée, Carlisle s'avança vers moi, ravi, et posa ses mains sur mes épaules.

- Comment te sent-tu Bella ? Me demanda t-il souriant.

- Bien, avouai-je, même si j'étais angoissée avec toutes ces idées de mariage.

- Très bien...

Son regard se posa sur ma main droite, l'attelle qu'il m'avait posée avait disparu, et je me souvenais pourquoi, c'était pendant la bagarre dans la forêt. Je me doutais qu'il allait finir par le repérer.

- Je peux pas te faire confiance quand il s'agit de tes blessures, maugréa t-il en fronçant les sourcils.

- Hm... désolée ...

Il passa une main dans mon dos, faisant signe à Edward qu'il me relâcherait bientôt, et m'entraîna vers la cuisine. Je m'installai devant la table, comme la dernière fois où il m'avait soignée et attendit qu'il ramène sa superbe trousse de médecin. J'entrepris alors de poser ma main sur la table observant du coin de l'½il ce qu'il sortait de son coté.

- Elle te fait encore mal ? Me demanda t-il en la prenant doucement comme pour ne pas la briser.

- Non... plus trop en fait.

Il y eut un silence, durant lequel il continuait d'examiner ma main afin d'y reposer une attelle et un pansement.

- Tu me feras le plaisir de la garder au moins entière jusqu'au mariage celle-là, ajouta t-il souriant.

Je tressaillis. Et malheureusement pour moi, il l'avait remarqué.

- Tu as peur ? Demanda t-il d'une voix incroyablement douce et apaisante.

- Oui, avouai-je. Je ne me fais pas encore à l'idée de ce mariage...

- Tu penses que tu n'es pas prête ?

- Non. Non je suis prête, et puis je sais que c'est Edward que je veux. Seulement, c'est si impressionnant comme idée, Edward n'a pas la même vision des choses à ce niveau là.

- Tu sais Bella... Edward perçoit le mariage en effet différemment, quand il était jeune... avant sa transformation, c'était une époque bien différente d'aujourd'hui. Il n'avait pas encore connu l'amour non plus, mais il le percevait de la même manière qu'aujourd'hui. Il épouserait la femme de sa vie celle qu'il aimerait jusqu'à la fin des temps. Il ne pensait pas un jour la trouver, encore moins étant ce qu'il est aujourd'hui. Tu as fais revivre son c½ur... forcément, pour toi, dans le monde d'aujourd'hui le mariage est très différent. Mais ne pense pas à ce mot qui t'effraie, pense au véritable sens qu'il dissimule. L'amour, pour le reste de votre vie, vous serez unis, quoi qu'il arrive.

Je l'observai finissant d'accrocher l'attelle à ma main sans plus rien dire. Il avait raison, la seule chose qui m'effrayait était le mot même de « mariage », je m'en étais fait une idée, depuis le jour où j'ai su ce que c'était, mais les choses étaient différentes, et les conséquences aussi, ce ne serait pas un mariage comme on en voit tous les jours.

- Je l'aime vraiment de tout mon c½ur... et de toute mon âme, soupirai-je.

- Je le sais. Et personne d'autre qu'Edward ne pourra te rendre cet amour là.

Carlisle finit enfin son « opération », puis remarqua autre chose. Il souleva d'un air inquiet mon coude, et je me mordis la lèvre reconnaissant la blessure. J'avais oublié que dans ma folie de vouloir aider à tout prix, je m'étais écorchée là où il avait cherché à me soigner d'une blessure assez douloureuse.

- Bella... soupira t-il en secouant la tête.

- Désolée, répétai-je avec un petit sourire en coin.

Il entreprit de tirer de sa petite trousse quelques compresses et une bouteille de désinfectant avant de m'en appliquer sur la blessure non sans m'arracher un gémissement de douleur. Après quoi, il enroula un pansement et me sourit de nouveau.

- Je suis sérieux, reprit-il sincère, essaye de rester intacte, imagine Edward si tu débarques à l'hôtel les membres totalement écorchés de partout. Les gens vont se poser des questions.

- Je ferai de mon mieux, promis-je à vois basse.

Il rangea tout son matériel dans sa trousse et je restai néanmoins assise sur mon tabouret sans bouger.

- Carlisle... demandai-je enfin.

- Oui Bella ?

- Lorsqu'on est transformé... est-ce que... est-ce que notre esprit change ?

Il rangea sa trousse dans l'un des tiroirs de la cuisine et se tourna paisiblement face à moi.

- Tu veux savoir si tes sentiments pour Edward seront les mêmes ?

- Et bien...oui.

- Ils ne changeront pas.

- Mais, je serai différente, je serai un vampire je devrai tuer pour me nourrir, si ma façon de vivre change pourquoi pas le reste ?

- Bella... en effet ta façon de vivre va changer, mais seulement au début, tes sentiments pour mon fils, sont une chose différente. Ta passion pour lui ne s'effacera pas, je te le promets.

- Et lui ? Haletai-je.

- Il t'aimera toujours autant.

- Mais si celle qu'il aime c'est la Bella d'aujourd'hui, si je suis différente !

- Ca ne changera pas, me répéta t-il, tu seras toujours sa Bella.

- J'ai peur d'être différente... avouai-je en fixant mon attelle.

- Tu ne seras pas si différente que ça. Tu as écouté les histoires de chacun de mes enfants, et de leur compagnon, ils t'ont expliqué comment ils étaient avant d'être transformé, sont-ils pour autant si différent aujourd'hui ?

- Non... c'est vrai.

Il s'avança vers moi, posa une main sur mon épaule et m'offrit de nouveau un sourire, celui du futur père et protecteur que j'aurai.

Je descendis de mon tabouret le remerciant une fois encore de m'avoir soigné, espérant que lorsque je serai vampire, je n'aurai plus besoin de ça, puis me dirigeai vers le salon espérant y trouver Edward, mais n'y voyant qu'Esmé et Alice entrain de jouer aux échecs, je devinai qu'il était dans sa chambre.

Je m'empressai de grimper les marches quatre à quatre manquant presque d'en louper une au passage et ouvris la porte de sa chambre aussi rapidement qu'il m'était permis de le faire.

Il était là, allongé sur son grand lit de prince, et semblait m'attendre bien entendu.

- Ca va mieux ? Me demanda t-il de sa voix toujours aussi magnifique.

- Ca a toujours été, pouffai-je.

Je fermai la porte derrière moi et alla le rejoindre, m'allongeant à ses cotés, me blottissant contre son torse.

- J'ai fait la promesse à Carlisle de ne plus m'écorcher avant notre mariage... avouai-je enfin jouant avec ses mains blanches.

- J'en suis ravi !

De son autre main disponible, il me caressait le dos, m'arrachant une cascade de frissons.

- Edward... murmurai-je.

- Hm ?

- Si les vampires ne dorment pas... a quoi occupez-vous vos nuits ?

- A toutes sortes de choses.

- Mais ce doit être ennuyeux, vous n'êtes donc jamais fatigués ?

- Non.

Je réfléchis un instant et me souvenais que chaque fois qu'Edward passait la nuit dans ma chambre, il me regardait dormir, ce devait être affreux pour lui parce que je ne faisais que parler pendant mon sommeil.

- Mais bientôt tu ne pourras plus me regarder toute la nuit, susurrai-je en souriant.

- C'est vrai, je ne pourrai plus tenter de t'endormir en chantant une berceuse.

- Que feras-tu ?

- Hm... j'ai ma petite idée.

Je m'arrêtai de jouer avec sa main un instant, avant de comprendre l'énorme sous entendu qu'il venait d'envoyer, essayant de ne pas rougir, je me contentai de me mordre la lèvre tout en me blottissant d'avantage contre son torse.

Irrésistible tout simplement.

Nous restâmes un moment ainsi, allongés en silence, lui me caressant le dos inlassablement, puis sans vraiment le vouloir ni m'en rendre comte je sombrai peu à peu dans le sommeil même s'il n'était pas tard. Au loin dans le peu de conscience qui me restait, je l'entendais fredonner ma berceuse, cette sensation de m'endormir chaque fois qu'il me la chantait, me manquerait terriblement.

# Posté le dimanche 20 juillet 2008 15:59

CHAPITRE 4

CHAPITRE 4
Résolutions


Je me réveillai en sursaut.

De toutes les sensations que l'on puisse sentir lorsque l'on ressort d'un long cauchemar, celle là est sans hésiter la plus désagréable. Mon c½ur battait encore la chamade, m'obligeant à porter une main à ma poitrine comme pour l'empêcher de la traverser. J'avais chaud, je le sentais, et je transpirais comme si je venais de parcourir la terre entière.

- Bella ma chérie... murmura la voix de mon amoureux à coté de moi.

Avant de reprendre mes esprits, ce qui me fallut un certain temps, je tournai la tête vers lui, comme pour m'assurer que sa voix n'était pas le fruit de mon imagination, et je fus bien heureuse de constater qu'il était bien là.

Le pauvre me scrutait avec des yeux inquiets, attendant que je réagisse, posant une main dans mon dos.

- Ca va, assurai-je essoufflée me mentant à moi-même, c'était juste un cauchemar...

- Tu veux en parler ?

- Non... pas pour l'instant...

Il s'approcha de moi doucement, posa d'abord une main sur mon front comme pour s'assurer de ma température, et je devais bien avouer que le contact de sa main sur ma peau me fit le plus grand bien, comme lorsqu'on met un gant de toilette mouillée pour nous rafraîchir. Puis, il prit mon visage entre ses mains glacées, et plongea son regard dans le miens.

- Tu sembles pétrifié, souffla t-il impuissant.

- Ca va, répétai-je, ça va aller maintenant...

Il m'attira contre lui et nous nous reposâmes sur l'oreiller du grand lit. Je constatai qu'il faisait nuit, dans mes souvenirs, je m'étais endormie lorsqu'il faisait jour.

- Quelle heure est-il ? Demandai-je en me blottissant sur son torse.

- Bientôt trois heures.

- J'ai dormi autant ? M'exclamai-je surprise.

- Oui, tu étais fatiguée. Tu peux te rendormir si tu le veux, je suis là je ne bouge pas.

- Merci.

Il se mit à me caresser les cheveux, et ce geste me détendit, malheureusement, les images de mon cauchemar étaient trop ancrées dans ma tête pour que j'arriver à refermer les yeux. Je ne pouvais qu'y penser.

- Je me suis retrouvée dans le noir, avouai-je après un long silence.

J'attendis, certaine qu'il m'écoutait attentivement, et je repris.

- J'étais dans la forêt, je ne sais pas laquelle... et, je sais pas, je marchais, et c'est comme si quelqu'un était venu éteindre le soleil. Je me suis retrouvée dans le noir total, et je n'ai jamais eu aussi peur de toute ma vie. Je ne voyais plus rien, je ne percevais rien...

- Ca n'arrivera pas, me rassura t-il toujours en me caressant les cheveux.

- Je sais. Mais je sens encore cette peur en moi.

- Tu veux boire un peu d'eau ?

- Si on pouvait aller dans ta cuisine un instant, suggérai-je, ça me ferait du bien de bouger.

- Bien sûr.

Il m'aida sans hésiter à me redresser et à descendre du lit tant j'étais encore dans le brouillard, comme soudainement affaiblie par un effort surhumain.

En silence, nous nous dirigeâmes vers la cuisine, à croire que tout le monde dormait dans la maison tant elle était calme. Mais comme les vampires ne dorment pas, je me disais que la plupart avaient dû sortir de la maison, chacun à son occupation favorite de la nuit.

- Tu veux un peu de d'eau ? Me demanda Edward lorsque je fus assise sur l'un des tabourets de la cuisine déserte.

J'acquiesçai sans rien dire et il s'exécuta.

Le temps de vider mon verre, de reprendre mes esprits, et de réaliser que mon amoureux attendait d'un air inquiet que je réagisse pour annoncer que j'allais bien, je finis par pousser un profond soupir.

- Ca va mieux, soupirai-je.

- Tu es sûre ?

- Oui.

Il attendit encore. Comme si je mentais, parce qu'apparemment, j'avais pas l'air bien. C'était peut être pas faux, mais le verre d'eau m'avait remis les idées en place. Ce n'était qu'un cauchemar, et j'avais l'habitude maintenant de faire des cauchemars, alors un de plus, un de moins...

- C'est dans une semaine, marmonnai-je presque à moi-même.

- Je sais. Me répondit paisiblement Edward.

Ce qu'il était calme.

- Dans une semaine, repris-je, je serai mariée. Comme toutes ces vieilles dames qui commencent à tomber dans un train-train quotidien.

Il pouffa de rire et s'approcha de moi, passant une main réconfortante dans mon dos.

- Non, rectifia t-il, dans une semaine, tu seras ma femme, et non pas l'une des ces vieilles dames qui ont leur train-train quotidien...

- Qui sait ...

- Bella, soupira-il, après notre mariage, tu vas devenir un vampire, est ce tu penses vraiment que ta vie sera le simple quotidien des femmes ?

- Hm...non.

- En plus, même en étant humaine, tu n'arrives pas à avoir une vie... normale, à toit toute seule tu te fais un super programme hors du commun !

- A commencer par toi... murmurai-je retrouvant le sourire.

- Oui.

- Je suis tombée amoureuse d'un vampire...

- Je sais. Et moi d'une humaine.

- Quel drôle de couple hein ?

- Plus pour longtemps mon amour. Plus pour longtemps.

Je soupirai me blottissant contre son torse.

- Tu n'as plus l'air effrayé par cette idée, repris-je enfin.

- Hm... je suis encore effrayé, je suis juste plus heureux, parce que je sais que tu seras ma femme, et que je vais le faire. Alors... si c'est vraiment ce que tu souhaites...

- Oui.

Il m'embrassa sur le front, et me prit dans ses bras pour remonter dans la chambre. Comme toujours lorsqu'il se mettait à cavaler les escaliers avec la vitesse d'un vampire, je ne sentais pas le temps passer, ni même les quelques secondes qui nous avaient fallu pour atteindre la chambre.

Il me posa avec douceur sur le lit et resta en face de moi me toisant du regard, comme pour y chercher quelque chose, le regardai suppliante.

D'ailleurs, étonnée de rien lui offrir de mieux que ce regard apeuré, je finis par glisser mes mains dans les siennes et l'incita à se pencher d'avantage vers moi pour l'embrasser, ce qu'il fit sans résister. Ses lèvres contre les miennes me rappelèrent alors la sensation que c'était que de l'avoir près de soi. Il arrivait en faisant presque rien, à me déclancher une cascade de frissons dans tout le corps, et faire tourner mon c½ur dans plus d'un sens.

Sans le vouloir, ou plutôt laissant mon corps agir à la place de mon cerveau, je pris son visage froid entre mes mains, et il répondit de cette attention avec un baiser plus ardent me faisant basculer en arrière sur l'immense lit de prince. Lui au dessus de moi, mes sens en ébullition, j'étais désormais dans l'incapacité totale de parler, ou plutôt de réfléchir. Et avec ce qui était entrain de se produire, il fallait que je réfléchisse.

Mais il m'embrassait comme un ange à sa déesse, avec une douceur mêlée à la passion, parcourant d'une main les courbes de mon corps, en passant par ma taille, mes hanches, mes jambes, de l'autre il se retenait pour ne pas m'écraser tant il était massif. Avec le temps, il avait finalement réussi à maîtriser ses nerfs, surtout sur moi. Mais m'avoir montré jusqu'où pouvait aller sa force ne m'avait pas découragée, bien au contraire.

Je finis par rouvrir les yeux doucement, alors que ses lèvres avaient enfin daigné quitté les miennes pour aller se nicher dans mon cou ne faisant qu'accentuer les galipettes de mon c½ur. Allais-je réussir à tenir le cou ?

J'avais deux sortes d'images dans ma tête en ce moment même. Celles de mon désir profond et intense à son égard, de la fois où je l'avais supplié qu'on aille plus loin, à celle où je l'avais particulièrement cherché pendant le base-ball afin de le déconcentrer. Ce que j'avais, en partie, réussi à faire.

Et puis les autres images, moins plaisantes, étaient celles du mariage, celles ou ma volonté devait être remplacée par la raison. Mais y a-t-il seulement une raison qui l'emporte sur la passion quand celle-ci vient vous ouvrir toutes ses portes ?

- Edward... soufflai-je haletante.

Il releva ses yeux dorés vers moi, je ne m'étais même pas rendue comte que mes mains avaient agrippées sa chemise, et que mon tee-shirt était quelques peu relevé.

- Tu te souviens... de ce que je t'avais dit dans la prairie...

- Hm... on ne peut mieux.

- Je crois... je crois qu'il serait préférable de s'en tenir à ce que j'ai dit. Murmurai-je me détestant plus que tout au monde.

- Je comprends, dit-il simplement, de sa voix si paisible que j'aimais tant.

- Qu'est-ce qu'une semaine face à ce qui nous attend, plaisantai-je nerveuse.

- Je sais.

- Je... ah je déteste toutes ces choses ! M'exclamai-je en me redressant, le poussant légèrement sur le coté.

- Quelles choses ?

- Ces choses qui m'empêchent de faire ce que j'ai envie quand j'en ai envie, ou même à toi d'ailleurs. Ces choses qui nous retiennent, parce que j'ai l'impression qu'il y aura toujours une bonne raison d'attendre.

- Bella...

Il s'assit à coté de moi, glissa une main dans mes cheveux.

- Une semaine, dit-il lentement, ce n'est rien en effet, à coté de ce qui nous attend... il faut voir le bien en cette attente, j'étais prêt, l'autre jour dans la prairie, tu te souviens ? (J'acquiesçai) et bien je le suis toujours, et de plus en plus... mon pouvoir s'éloigne de plus en plus quand je suis avec toi... ce qui est bien. Imagine une semaine de plus comme ça, et je serai apte à tout faire sans même pouvoir songer à te blesser !

Je ne pouvais m'empêcher de sourire face à cette remarque si vraie soit-elle. Je ne méritais pas un être aussi parfait et aussi attentif, ni aussi beau par la même occasion.

- Alors, jubilai-je tranquillement, vivement dans une semaine...

- Oh...que...oui.

N'y tenant plus, je m'autorisai néanmoins à l'embrasser, comme pour lui prouver ce que je venais de lui dire, et c'est une fois de plus, blottie dans ses bras que je m'endormie.

# Posté le dimanche 20 juillet 2008 16:02